Appel du 18 juin

Permettez-moi tout d’abord de citer cet extrait du discours radiophonique du Général de Gaulle le 18 juin 1940 : « Quoi qu’il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas… »

Ces quelques mots allaient devenir la devise d’une Nation. Il ne faut en retenir selon moi, que deux choses : l’engagement et l’espoir.
Car il ne peut y avoir d’espoir sans engagement. C’est la leçon qu’il nous faut tirer de cet appel.

Que nous disent les femmes et les hommes qui ont fait le sacrifice suprême : d’attendre les bras ballants, en espérant que les choses vont s’arranger ? Tout au contraire, ils nous rappellent que c’est par un engagement massif, complet et sans aucune forme de retenue que nous prenons notre destin en main. Ils nous rappellent que jamais nous devons subir et que toujours les choses peuvent changer à condition de volonté́ et d’opiniâtreté́ ! Et qu’au bout, toujours, vient le jour de gloire.
S’engager, c’est croire, c’est espérer et c’est le principe même des optimistes.

Le Général de Gaulle était de ceux là ; il incarnait l’espoir par l’action et ce faisant il s’opposait à ceux qui acceptaient un armistice déshonorant.

Ainsi va le monde, toujours divisé entre deux camps, comme en 1940, ceux qui, comme le Général Weygand ou le Maréchal Pétain, souhaitaient la signature d’un armistice avec les allemands et les autres, comme le Général ou comme le Président du Conseil Paul Raynaud qui, refusant l’inacceptable, appelaient au combat.

Derrière ces deux hommes, d’autres anonymes étaient animés de la même volonté́. Nous devons apporter toute notre considération et tout notre respect à ces femmes et ces hommes qui ont su entretenir l’espoir par leur engagement ; ils portent les valeurs de nos modes de vie, ils balisent le chemin vertueux de notre démocratie.

Nous devons garder leurs actions comme repères pour nos perspectives futures, nous devons nous souvenir car ils élèvent tout ce qui fait notre humanité́.
Aujourd’hui, alors que nous connaissons des temps de paix en Europe, nous aurions tort de croire que ce choix n’existe plus.

La paix bienveillante que nous connaissons ne doit pas nous laisser dans l’illusion. Notre liberté́, nos droits acquis, restent fragiles et ne sont pas garantis d’être immuables.
Alors, pour que demeure à jamais vivant le message du Général de Gaulle, il nous appartient de le perpétuer par nos engagements personnels.

C’est, dans tous les cas, le sens de notre engagement politique : défendre et servir les valeurs de la République. Et je souhaite, à travers cet acte militant, perpétuer le sens de l’appel du Général de Gaulle.

Christian Taillandier Maire de Flayosc

Publié dans a_la_une.